Toutes ces pistes cyclables qui nous ont tant marqués depuis
notre arrivée ici sont comme une invitation. C’est tout plat, ce doit être
facile ; elles sont bien séparées de la voie pour les voitures, on doit
s’y sentir en sécurité.
Nous prenons la direction de Zeeburg puis nous contournons
Amsterdam par l’Est, nous longeons la côte de la mer intérieure,
magnifique !
J’ai toujours du mal à croire que je puisse me trouver en
dessous de la mer si proche et pourtant, il semble que régulièrement, ce soit
le cas. Les pistes cyclables ne nous déçoivent pas, elles nous font circuler au
milieu des prés, parmi les oiseaux. Nous croisons des cigognes, des hérons et
autres échassiers, des canards de toutes espèces. La campagne ici est une
immense basse-cour. Il fait très beau, un petit vent doux nous rafraichit. Le
bleu du ciel donne un éclat particulier à cette nature que nous traversons. Une
nature vivante, vivifiante.
Ces
petites villes coquettes, tranquilles, fleuries me font penser à des décors de
films. Elles respirent la douceur de vivre.
Constance et Pierre imposent un rythme qui m’empêche de
prendre des photos ; mais vu que tout est beau, je n’aurais pas su quoi
prendre…
Toujours longeant la mer intérieure, nous arrivons à Hoorn où
nous faisons une vraie pause qui a deux objectifs : nous reposer un peu et
alléger nos sacs du pique-nique qu’ils contiennent.
Vite restaurés, nous reprenons notre chemin, notre piste plus
exactement et nous ne nous lassons pas des côtes de cette mer intérieure qui
témoignent d’une activité intense et diverse ; tant et si bien que nous
parvenons au début d’une autre digue, elle aussi très longue. Celle-ci sépare
la mer intérieure en deux mais surtout relie deux régions.
Une trentaine de kilomètres entre mer et mer. Mais au fait,
ici, l’eau est-elle encore salée ?
Arrivés à Lelystad, nous prenons avec nos vélos le train qui
nous ramène à Amsterdam.
Notre périple de 107 km ne nous aura pas déçus concernant les
pistes cyclables néerlandaises mais bien plus, nous aura permis d’apprécier
d’une manière toute particulière une facette de la Hollande, sans moulin, sans
tulipe, sans quartier rouge, mais tellement jolie.
Hollande sensible.
Nous n’avons pas dû faire grand-chose ce soir-là ; en
rentrant, en tout cas, ma mémoire n’en garde pas trace. Peut-être avons-nous
dormi assez vite.
Le lendemain, c’est après avoir rendu nos vélos de location que nous avons
quitté Amsterdam, puis les Pays Bas que nous avons appréciés différemment mais
vraiment.
Merci à nos guides pour ce périple sur mesure !









