lundi 29 juillet 2019

Une grande virée à vélo


Toutes ces pistes cyclables qui nous ont tant marqués depuis notre arrivée ici sont comme une invitation. C’est tout plat, ce doit être facile ; elles sont bien séparées de la voie pour les voitures, on doit s’y sentir en sécurité.
Allez, on se lance pour une journée complète sur les pistes cyclables des Pays Bas.


Nous prenons la direction de Zeeburg puis nous contournons Amsterdam par l’Est, nous longeons la côte de la mer intérieure, magnifique !

J’ai toujours du mal à croire que je puisse me trouver en dessous de la mer si proche et pourtant, il semble que régulièrement, ce soit le cas. Les pistes cyclables ne nous déçoivent pas, elles nous font circuler au milieu des prés, parmi les oiseaux. Nous croisons des cigognes, des hérons et autres échassiers, des canards de toutes espèces. La campagne ici est une immense basse-cour. Il fait très beau, un petit vent doux nous rafraichit. Le bleu du ciel donne un éclat particulier à cette nature que nous traversons. Une nature vivante, vivifiante.
Nous parvenons à Monnickendam, 
à Volendam puis à Edam.
Ces petites villes coquettes, tranquilles, fleuries me font penser à des décors de films. Elles respirent la douceur de vivre.
Constance et Pierre imposent un rythme qui m’empêche de prendre des photos ; mais vu que tout est beau, je n’aurais pas su quoi prendre…
Toujours longeant la mer intérieure, nous arrivons à Hoorn où nous faisons une vraie pause qui a deux objectifs : nous reposer un peu et alléger nos sacs du pique-nique qu’ils contiennent.
Vite restaurés, nous reprenons notre chemin, notre piste plus exactement et nous ne nous lassons pas des côtes de cette mer intérieure qui témoignent d’une activité intense et diverse ; tant et si bien que nous parvenons au début d’une autre digue, elle aussi très longue. Celle-ci sépare la mer intérieure en deux mais surtout relie deux régions.

Une trentaine de kilomètres entre mer et mer. Mais au fait, ici, l’eau est-elle encore salée ?
Arrivés à Lelystad, nous prenons avec nos vélos le train qui nous ramène à Amsterdam.
Notre périple de 107 km ne nous aura pas déçus concernant les pistes cyclables néerlandaises mais bien plus, nous aura permis d’apprécier d’une manière toute particulière une facette de la Hollande, sans moulin, sans tulipe, sans quartier rouge, mais tellement jolie.
Hollande sensible.
Nous n’avons pas dû faire grand-chose ce soir-là ; en rentrant, en tout cas, ma mémoire n’en garde pas trace. Peut-être avons-nous dormi assez vite.

Le lendemain, c’est après avoir rendu nos vélos de location que nous avons quitté Amsterdam, puis les Pays Bas que nous avons appréciés différemment mais vraiment.
Merci à nos guides pour ce périple sur mesure !

dimanche 28 juillet 2019

Amsterdam nord et De Ceuvel


Nous mettons un peu de temps avant d’émerger dimanche matin. Ce jour sera Amstellodamois.
Il nous reste bien des quartiers à découvrir et pour mieux apprécier le mode de vie d’ici, nous décidons de le faire à vélo.
Nous louons des macbike et nous nous fondons dans le flot des cyclistes ; enfin, nous essayons d’adopter leur allure mais pas évident…
Nous prenons la direction du nord de la ville et nous voici à la plage. 


On imagine facilement le plaisir de pouvoir venir ici se rafraichir au cœur de la cité. Une petite traversée en ferry.


Et nous arrivons à De Ceuvel : d’anciens bateaux retrouvent ici une deuxième vie ; l’un se transforme en maison d’habitation, un autre devient bureau, un autre encore se fait œuvre d’art ; le tout au milieu d’une végétation aussi surprenante que le quartier lui-même. Nous déambulons avec plaisir sans plus savoir si nous sommes dans le port ou dans la rue ; si les habitations sont des bateaux ou des maisons.
Hollande innovante.
Nous découvrons maintenant quelques plats hollandais (pas facile de choisir).


Bien restaurés, nous reprenons nos vélos et parvenons à une ancienne friche industrielle. Sur le port, le marché aux puces se termine. Quel plaisir de circuler à vélo dans ces rues, sans but particulier, juste pour découvrir, pour ressentir la vie d’ici.
Prendre un excellent café dans une serre, c’est possible à Amsterdam au milieu de la ville, et l’ambiance y est même tout à fait agréable. Ici, on réutilise, on détourne on transforme et ça fonctionne plutôt bien.
Nous reprenons le ferry et rentrons tranquillement, appréciant les curiosités architecturales, repérant les endroits qui ont un sens particulier pour nos enfants, goûtant le plaisir des canaux…

Hollande séductrice.

vendredi 26 juillet 2019

L'île de Texel et la grande digue du nord


Un peu plus au Nord encore, un arc formé d’une dizaine de petites îles borde la Hollande, comme des pointillés entre Terre et Mer, comme un immense passage à gué. La première est l’île de Texel
Irrésistible !
Nous prenons le ferry, en direction de l’île de Texel, tout seuls comme des grands. 
Des dizaines de mouettes accompagnent notre traversée, le ciel est d’un bleu intense et l’air particulièrement agréable.
L’île est un havre de nature. Les champs sont cultivés, les prés grouillent de canards, oies et autres volatiles que la campagne généreuse a apprivoisés. La cohabitation avec les fameux moutons semble se vivre sans problème.

Notre maitrise presque parfaite de la langue néerlandaise nous permet de trouver facilement une place dans un des petits campings à la ferme.
Parfait !

La mer est là toute proche, à portée de main, discrète, derrière le petit bourrelet. On la devine plus qu’on la voit. On la trouve facilement, on s’y baigne délicieusement.
Google traduction nous permet de prendre une douche chaude…Le camping ne propose pas d’animation mais la soirée et la nuit sont particulièrement douces.

Le lendemain matin,

Nous prenons le chemin des vasières pour une petite randonnée dans un paysage lunaire où les oiseaux sont rois.

Nous poussons jusqu’au phare qui marque la pointe de l’île. C’est grandiose !
Toutes les pistes cyclables que nous voyons, croisons, longeons, nous invitent à revenir ici apprécier Texel différemment…à vélo.
Nous prenons pour l’heure le chemin de retour, direction le ferry.
Ici, la Hollande se fait particulièrement ressourçante
Après un pique-nique en bord de mer, nous retrouvons nos guides à Den Helder. Nous prenons la direction du Friesland.
Pour y parvenir, il nous faut emprunter une digue de plus de trente kilomètres de long. Cette digue fascine par sa taille, par les tonnes de matériaux qu’elle a nécessitées mais également parce qu’elle dit quelque chose de la volonté de maitriser les éléments, comme une envie de corriger un découpage fantaisiste, un désir de communiquer à tout prix, de relier !
Hollande téméraire !

Nous voici dans le Friesland : Pierre et Judith nous font découvrir ce coin des Pays Bas sillonné de canaux ; (de l’eau partout) qui rendent cette région tellement vivante ; des petits pavillons tous plus coquets les uns que les autres arborant un bateau comme ailleurs on gare sa voiture. 

Nous traversons une première petite ville, nous arrêtons en bord de mer, nous partageons la plage herbeuse avec les moutons, nous nous baignons, ils se désaltèrent (l’eau doit être douce) ; en tout cas, pour nous, elle l’est !

Nous reprenons la route et parvenons à Stavoren magnifique port abritant de gros voiliers, des vrais. Tout de bois constitués, ils parlent de voyages, de commerce, de tempêtes….

Allez, un dernier petit bain avant de rentrer.
Notre périple s’achève sur une petite aire de pique-nique à Monnickendam. Nous sortons les polaires, la vague de chaleur bat en retraite. Nous respirons, tout va bien ; un seul souci : comment garder en mémoire tout ce que nous avons découvert aujourd’hui ?
Hollande so surprising